"On ne naît pas femme, on le devient" : singularité féminine et espace de parole
- BRISSAUD Emilie
- il y a 7 jours
- 2 min de lecture
Psychologue Paris 16
La question du féminin traverse à la fois l’histoire des idées et la clinique contemporaine. Elle interroge ce qui, chez chacune, se construit entre identité singulière, normes sociales et expérience intime de soi.
Dans ma pratique de psychologue clinicienne à Paris 16, je rencontre de nombreuses femmes prises dans des tensions entre ce qu’elles sont, ce qu’elles montrent et ce qu’elles pensent devoir être.
Il n’existe pas une seule manière d’être femme. Chaque histoire est singulière, chaque trajectoire psychique construit sa propre articulation entre le corps, le désir, les liens et l’inscription sociale.
Le féminin ne se laisse pas réduire à une définition stable ou universelle : il se déploie toujours dans des formes singulières, parfois contradictoires, toujours situées.
“La femme n’existe pas” : une formule psychanalytique
C’est dans cette perspective que la psychanalyse, notamment à travers la pensée de Lacan, a pu avancer l’idée qu’il n’existe pas “La femme” comme catégorie unique et universelle.
Cette formule, souvent mal comprise, ne signifie évidemment pas que les femmes n’existent pas. Elle ne renvoie pas à une négation du réel, mais à l’idée qu’il n’existe pas de définition close du féminin.
Autrement dit, il n’y a pas de modèle unique, achevé ou universel de “La Femme”. Chaque femme se construit dans une trajectoire singulière, toujours partiellement irréductible aux normes et aux représentations sociales.
Le féminin échappe ainsi à une totalisation : il ne peut être entièrement défini, ni complètement fixé dans une norme.
Normes, pressions et conflits internes
Pourtant, les femmes sont aujourd’hui exposées à de multiples injonctions : réussite professionnelle, équilibre familial, maîtrise du corps, disponibilité affective, cohérence identitaire.
Ces attentes peuvent produire des tensions importantes entre ce qui est vécu intérieurement et ce qui est attendu socialement.
L’espace de parole comme lieu de travail psychique
C’est précisément dans ces écarts qu’un espace de parole en petit groupe peut prendre sens.
Il permet de déposer et de mettre au travail, dans un cadre confidentiel, ce qui se joue entre vécu singulier et normes partagées, entre expérience intime et discours social.
Ces questions sont au cœur de l’espace de parole pour femmes que je propose au Cabinet Santé de la Femme, 65 avenue de Versailles à Paris 16, ainsi que de ma pratique en consultation individuelle.
Elles ouvrent un travail possible autour du corps, du désir, de la place de chacune et de ce qui, dans la parole, peut venir desserrer certaines assignations.

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